André VAIRETTO Sénateur
Conseiller général de Savoie
Thierry REPENTIN Ministre délégué aux Affaires européennes
Conseiller général de Savoie


Dossiers savoyards



04/12/2012

Lyon - Turin ferroviaire : une nouvelle avancée



La signature de l’accord entre les chefs d’Etat français et italien François Hollande et Mario Monti (le 3 décembre à Lyon) est une nouvelle étape positive vers la réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. Les chefs d’Etat ont ainsi décidé de :
    •    créer le promoteur public en 2013,
    •    lancer l’appel d’offres pour le percement d’une portion du tunnel en Maurienne,
    •    prolonger « l’autoroute ferroviaire » (les camions que l’on met sur les trains) vers Lyon, et augmenter les péages des tunnels routiers pour financer cet investissement.
Cette ligne nouvelle permettra le développement ferroviaire indispensable pour faire baisser le trafic routier : moins de poids lourds et d’automobiles dans nos vallées, moins de pollution, moins de bruit, plus de sécurité.
Ce projet participe d’un enjeu européen majeur, de très long terme ; le Lyon Turin Ferroviaire est une infrastructure indispensable pour permettre un report modal important du transport des marchandises de la route vers le rail. La France est très en retard sur la Suisse, qui a transféré 60 % du transport de marchandises sur le rail, de l’Autriche qui est déjà à 30 % avant l’ouverture du tunnel du Brenner, alors que le rail ne transporte que 11 % du fret entre la France et l’Italie. Elle constituera un maillon d’une grande liaison Ouest-Est, le « corridor » Lisbonne-Kiev.
La ligne actuelle ne peut pas répondre à cet enjeu de long terme en raison de sa pente trop importante (pour accéder au tunnel situé à plus de 1300 mètres) qui limite beaucoup la dimension des convois et ne permet pas de la rendre concurrentielle par rapport à l’autoroute.
L’enjeu est aussi, évidemment, économique : l’amélioration de l’accès en train depuis le sud de l’Europe, depuis Paris, Londres… est particulièrement importante pour l’activité touristique et thermale. N’oublions pas que ce secteur représente 50 % du produit économique savoyard…
Enfin, ce projet international aura un impact régional et social fort, au quotidien : la desserte ferroviaire des territoires du Sillon alpin sera considérablement améliorée, à la fois dans leur liaison avec Paris et Lyon, à la fois dans les lignes de TER entre les villes. Les Savoyards pourront se déplacer plus facilement en train, entre les villes des deux Savoie et de la Région. La 1ère phase comprend en effet le doublement, d’ici à 2023/2025, de la voie entre Lyon et Chambéry, ces 43 km de voie unique qui handicape tant le trafic, occasionne tant d’incidents et retards.
Le projet est très favorable au report modal des voyageurs…enjeu tout de même très fort, à dimension sociale (coût de l’énergie…), de sécurité des déplacements, de réduction des nuisances…


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